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DOCTORIALES CAPS 2026: What Connects Us? – Jour 1

Rendez-vous à La Roche du Theil, centre spirituel à Bains-sur-Oust. La rencontre des doctorants et doctorantes s’annonce intense et riche tout au long de ses trois journées.

©Arezki Moussi

Jour 1. Mercredi 25 MARS / « What connects Us : recherche-création, recherche-action »

L’arrivée sur le site se fait dans le calme et l’accueil à la réception est charmant. Une grande maison implantée dans un environnement verdoyant et paisible, qui invite à la contemplation et à la réflexion, idéale pour cette rencontre entre travail et partage. Nous vous présentons ci-dessous un carnet de bord de chaque journée ainsi que les activités réalisées.

« Faire du commun »

©Arezki Moussi

La journée démarre dans l’une des salles de réunion (qui sera notre laboratoire tout au long des sessions) par les mots d’introduction de Shirin, qui invite directement à ouvrir la discussion en présentant des références bibliographiques suggérées ou révélatrices de la part de chaque participant.e. A partir de la richesse et la diversité des propositions, passant par Alfred Gell, Nina Eliasoph, Mathilde Roussigné, Jean Favret-Saada, Maurice Halbwachs, Véronique Côté, pour ne citer que quelques auteurs, l’idée est de relier, de « connecter » chaque proposition à un aspect qui nous interpelle ; la matière choisie pour rendre ce lien visible est une pelote de laine qui se déroule et dont un fil passe de personne en personne, révélant une trame inattendue et évocatrice.

©Arezki Moussi
©Arezki Moussi

« L’art d’apprendre », présentation d’exposition d’art

Hélène Meisel, enseignante à l’EESAB, historienne de l’art et commissaire d’exposition, présente l’exposition « L’art d’apprendre. Une école des créateurs », présentée du 05 février au 29 août 2022 au Centre Pompidou-Metz. Le projet aborde la question de la pédagogie comme partie intégrante/inséparable d’une pratique artistique, tout en réfléchissant à de multiples modèles d’apprentissage, dans un espace de plus de 120 m² aménagé par le studio de design smarin pour accueillir divers groupes d’usagers, ainsi que des formations expérimentales, scolaires et extrascolaires.

©Arezki Moussi

Cette présentation a donné lieu à un échange intéressant sur les jardins d’enfants ou des jardins pédagogiques, et sur la manière dont ces pratiques et leurs aménagements spatiaux façonnent les dynamiques sociales et les processus d’apprentissage. Nous avons aussi discuté de comment les artistes développent des objets de transmission dans l’ambiance familiale ou mènent des interventions artistiques dans l’espace scolaire et pédagogique. Les objets pédagogiques conçus par les artistes invitent à agir et à imaginer d’autres formes de relation avec l’espace. Reste à réfléchir à la pérennité ou à la réutilisation de ces objets après la durée de l’exposition : quels financements ? Quelles applications ? Quelles sont les nouvelles démarches ?

©Arezki Moussi

« What Connects Us » édition imprimée, présentation

Les doctorant.es Lauren Tortil (PTAC), Alice Baude (PREFICS) et Kenan Khatib (PTAC) lancent l’atelier de création et de construction de la maquette de l’objet imprimé « What Connects Us », qui fonctionne comme un artefact expérimental fabriqué collectivement et donne corps aux imaginaires, aux enjeux et aux possibles autour de la notion de « connexion » et du « commun ». Au cours de ces trois journées, nous réfléchissons ensemble à ces idées et réalisons diverses activités graphiques et créatives qui feront partie intégrante de la conception de cette édition imprimée, à côté d’autres textes en format libre (allant des articles scientifiques aux images commentées, en passant par d’autres formes d’expression graphique) qui viendront compléter l’objet final.

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« Corps Multiples : foresterie », atelier performatif

L’artiste et enseignant Jocelyn Cottencin (Université Rennes 2) nous invite à explorer la possibilité de mettre en pratique certaines questions liées au corps, à l’écologie et à l’espace. La séance commence par une brève introduction et se poursuit par un moment de préparation physique au mouvement et au déplacement. Il est essentiel de se familiariser avec les notions de torsion, de rotation, de trajectoire et de mouvement, en gardant toujours à l’esprit la vision périphérique. Ce processus d’échauffement au sol puis en marchant dans la pièce permet de poser les bases d’un corps collectif en action et en tant qu’espace.

©Arezki Moussi

Munis de bâtons de bois, nous explorons le corps comme une architecture. L’objet est une projection du corps et de l’espace. Progressivement, nous nous regroupons et nous nous connectons à ces nouveaux corps élargis et, ensemble, connectés et en mouvement continu, nous quittons la salle pour nous enfoncer dans l’espace ouvert. Ce nouvel espace en mouvement se déplace sur le terrain vivant et permet d’expérimenter de nouvelles relations avec nous-mêmes et avec l’environnement. Un nouvel écosystème se crée.

Après cette belle expérience, le déjeuner nous réunit à nouveau, cette fois autour d’un repas. Un moment convivial et de partage qui nous permet de revenir à la vie quotidienne et de discuter librement de ce qui nous relie.

« What Connect Us » édition imprimée, construction de l’objet #1

©Arezki Moussi

Atelier-Apéritif visant la fabrication collective de l’objet imprimé. La disposition circulaire des corps lors des discussions est une configuration récurrente tout au long de ces rencontres. L’idée est de faire circuler des photos prises avec nos téléphones portables respectifs, dont le thème est la prémisse de l’événement « What connects Us ». De l’image, nous passons à l’objet, lui aussi tiré de notre environnement immédiat, qui circule sous la forme de discours ou de récit. Cet échange constitue le point de départ de l’activité, qui se poursuit par une série de quatre cartes à compléter graphiquement avec les idées de ce qui nous relie dans la recherche. Enfin, une discussion autour du travail réalisé ouvre de nouvelles possibilités d’enregistrement et de matérialités pour notre objet imprimé.

©Arezki Moussi

Le soir approche et il est temps de retourner dans la salle à manger, où le dîner nous attend. Là encore, la conversation porte sur les activités de la journée ou sur toutes sortes de sujets, qu’ils soient courants ou particuliers, présents, passés ou futurs, le tout autour de l’assiette.

« Nettali Ngor », projection court-métrage

Pour terminer cette journée, la projection du documentaire « Nettali Ngor, raconte ton territoire » est proposée. Projet de recherche-création mené par Estelle Laurent, doctorante à l’Université de Rennes 2 (ESO), en partenariat avec la compagnie Keur Mame, réalisé par Suzanne Lemaréchal et écrit par Tapha Samb avec Estelle Laurent et Suzanne Lemaréchal. Cette recherche porte sur le village de Ngor, aujourd’hui une commune à part entière de la ville de Dakar au Sénégal, un des fiefs de la communauté Lébou. D’une durée de 45 minutes, le film nous invite à découvrir la géographie et les récits de ce territoire, empreint d’une forte spiritualité, qui a été profondément marqué par l’expansion urbaine et la destruction de son habitat au nom du développement économique et touristique.

@EURCAPS

À la fin de cette longue journée, nous nous retirons dans nos chambres pour nous reposer et nous préparer pour le lendemain, avec des questions, des idées et des réflexions qui, peut-être, ouvriront de nouveaux horizons pendant notre sommeil.

 

Miguel Parraguez Cinto
Miguel Parraguez Cinto

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Miguel Parraguez Cinto (10 avril 2026). DOCTORIALES CAPS 2026: What Connects Us? – Jour 1. Creative approaches to public space. Consulté le 17 octobre 2026 à l’adresse https://caps.hypotheses.org/654


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